Nouveaux livres sur le Tibet


1 - « Sur l'Histoire du Tibet »

   


2 - « Sur le 14 mars 2008 à Lhassa »

   

3 - L’Histoire humaine :

Le pouvoir religieux, le pouvoir monarchique et le pouvoir populaire représente trois phases respectives du développement de la société humaine.

Rappel des actes du Dalai Lama au début de la libération pacifique du Tibet.

Le Dalai Lama a adressé une lettre au gouvernement central pour lui demander de défendre l’union du territoire et la souveraineté de la patrie. Le 21 Octobre 1951, le Dalai Lama a envoyé au président Mao Zedong, un télégramme, dans lequel il a exprimé :

« Le gouvernement local du Tibet ainsi que les ecclésiastiques et les laïcs tibétains sont à l’unanimité pour l’Accord et sous la direction du président Mao et du gouvernement populaire central, ils aideront activement les troupes de l’Armée populaire de Libération entrées au Tibet à consolider la défense nationale, à chasser hors du Tibet les forces impérialistes et à protéger l’union du territoire et la souveraineté de la patrie. »

Le Dalai Lama a avoué que le peuple tibétain jouissait de la liberté de la croyance religieuse.

Le 22 Avril 1956, le Dalai Lama est devenu président du comité préparatoire de la région autonome du Tibet. Lors de la réunion pour la création de ce comité préparatoire, il a prononcé un discours :

« J’ai envoyé en 1951 mes représentants à Beijing pour négocier avec les représentants du gouvernement populaire central. L’« Accord entre le gouvernement populaire central et le gouvernement local du Tibet sur la méthode de la libération pacifique du Tibet » a été signé selon les principes de solidarité et de fraternité. Depuis, le peuple tibétain s’est définitivement débarrassé de l’esclavage et du carcan de l’impérialisme et est retourné dans le grand foyer de la patrie. Tout comme les peuples des diverses ethnies sœurs de la patrie, il jouit de droits suffisants en matière d’égalité entre les ethnies, et à commencer à s’engager dans la voie radieuse de la liberté et du bonheur. »

Le 10 Mars 1959, les propriétaires de serfs réactionnaires du Tibet, alliées au forces antichinoises étrangères ont déclenché à Lhasa une révolte armée. Dans la nuit du 17 Mars, les chefs de la révolte, y compris plusieurs kalons ont quitté Lhasa pour s’exiler en Inde emmenant le Dalai Lama sous la contrainte. Après la fuite du Dalai Lama le gouvernement central lui a gardé son poste pendant cinq années. Le régime théocratique de servage féodal au Tibet était un régime despotique dominé conjointement par le clergé et l’aristocratie. Le Dalai Lama symbolise le régime théocratique de servage dans l’ancien Tibet, qui est le pire système d’esclavage de toute l’histoire humaine. Sous ce régime il n’était question ni de démocratie, ni de liberté, ni de droits de l’homme sous quelque formes que se soit, mais seulement de privilèges des propriétaires de serfs.

La tentative de restauration du servage théocratique au Tibet va à l’encontre de l’époque. De Melvyn C. Goldstein, célèbre tibétologue et anthropologue américain :
« Au moment où le Tibet essaie de s’adapter aux changements radicaux du XXème siècle, le pouvoir et le privilège religieux ainsi que les grands monastères constituent les principales barrières à son progrès, puisque la modernisation est symbole de laïcisation et du déclin du régime ecclésiastique particulier tibétain. »

Accord en dix-sept articles (Texte intégral)

Article 1 :Que le peuple tibétain s’unisse pour chasser hors du Tibet les forces agressives impérialistes et qu’il retourne dans le grand foyer de la patrie qui est la République populaire de Chine.
Article 2 : Le gouvernement local du Tibet aide activement l’Armée populaire de Libération a entrer au Tibet et à consolider la défense nationale.
Article 3 : En vertu des politiques ethniques stipulées dans le « programme commun » de la Conférence consultative politique du peuple chinois et sous la direction unifiée du gouvernement populaire central, le peuple tibétain joui du droit à la mise en application de l’autonomie régionale ethnique.
Article 4 : Le gouvernement central n’a l’intention de changer ni le régime politique en vigueur au Tibet ni la position inhérente et les fonctions du Dalai Lama. Les fonctionnaires aux divers échelons poursuivent leur travail habituel.
Article 5 : La position et les fonctions inhérentes au Panchen Lama doivent être maintenues.
Article 6 : La position et les fonctions inhérentes au Panchen Lama désignent la position qu’ils occupaient et les fonctions qu’ils assumaient à l’époque où le XIII Dalai Lama et le IX Panchen Lama étaient en bons termes.
Article 7 : Il faut mettre en application la politique de la liberté de croyance religieuse stipulée dans le « Programme commun » de la Conférence consultative politique du peuple chinois, respecter la croyance religieuse, les us et coutumes du peuple tibétain, et protéger les lamaseries. Le gouvernement central ne change pas les revenus des lamaseries.
Article 8 : L’armée tibétaine sera réorganisée progressivement en Armée populaire de Libération et fera partie des forces armées de la défense nationale de la République populaire de Chine.
Article 9 : Il faut développer progressivement, en fonction de la situation réelle du Tibet, la langue, l’écriture et l’instruction scolaire de l’ethnie tibétaine.
Article 10 : Il faut développer progressivement, en fonction de la situation réelle du Tibet, son agriculture, son élevage, son industrie et son commerce, et améliorer la vie de son peuple.
Article 11 : Le gouvernement central n’impose aucune contrainte en ce qui concerne les diverses réformes au Tibet. C’est le gouvernement local du Tibet qui doit procéder de son propre chef à la réforme. Lorsque le peuple revendique une réforme, il faut la mener au moyen d’une consultation avec les dirigeants du Tibet.
Article 12 : Les fonctionnaires qui étaient proches de l’impérialisme et du Guomindang peuvent continuer à travailler comme dans le passé et leurs fautes passées leur sont pardonnées à condition qu’ils coupent radicalement leur lien avec l’impérialisme et le Guomindang, et qu’ils ne procèdent ni au sabotage ni à la résistance.
Article 13 : Les troupes de l’Armée populaire de Libération observeront les articles ci-dessus, et une fois entrées au Tibet devront appliquer un prix raisonnable pour tout achat et toute vente. Elles ne prendront rien au peuple.
Article 14 : Le gouvernement populaire central se charge de régler d’une manière unifiée toutes les affaires étrangères dans la région du Tibet, sur la base de l’égalité, d’avantages réciproques, de respect mutuel du territoire et de la souveraineté, il coexiste pacifiquement avec les pays voisins établit et développe une relation commerciale équitable avec eux.
Article 15 : En vue d’assurer la mise à exécution du présent accord, le gouvernement populaire central établira au Tibet un Comité militaire et politique ainsi qu’un quartier général de région militaire. En sus du personnel envoyé par le gouvernement populaire central, les autochtones tibétains seront assimilés autant que possible dans ces deux organismes. Les candidats autochtones tibétains au Comité militaire et politique doivent comprendre des patriotes du gouvernement local du Tibet, des différentes régions et des principaux monastères. Après une consultation avec les parties concernées, le représentant désigné par le gouvernement populaire central dressera une liste des candidats avant de la soumettre à la nomination par le gouvernement populaire central.
Article 16 : Les dépenses nécessaires au Comité militaire et politique, au quartier général de la région militaire et aux troupes de l’Armée populaire de Libération entrée au Tibet sont à la charge du gouvernement populaire central. Le gouvernement local du Tibet se charge d’aider l’Armée populaire de Libération pour l’achat et le transport des céréales et des autres articles d’usage courant.
Article 17 : Le présent accord entrera en vigueur dès sa signature et après apposition des sceaux.

L’évolution du Tibet au travers des chiffres

Depuis la libération pacifique du Tibet, quelle est l’évolution de ce plateau ? Les chiffres dans les domaines économiques, culturels, médico-sanitaire, social et pédagogique rendent compte de cette évolutions.

Recettes financières

En 1988, pour la première fois de son histoire la balance financière du Tibet a été équilibrée, tandis qu’elle a été de 2, 314 milliards de Yuans en 2007.

Médecine et hygiène

L’espérance de vie au Tibet est passée de 35,5 ans avant la réforme démocratique en 1959 à 67 ans en 2006 ; le taux de mortalité des femmes enceintes et des accouchées pour 100 000 habitants est passé de 5000 au début de la fondation de la République populaire de Chine à 247,49. Le Tibet compte actuellement 1343 établissement sanitaires, 9095 techniciens sanitaires dont 4270 médecins. Le nombre de lits pour 1000 habitants est de 2,64 et le personnel sanitaire pour 1000 habitants est de 3,2. Tous les agriculteurs et pasteurs tibétains bénéficient d’un service médical coopératif spécifique aux régions agricoles et d’élevage et basé sur la gratuité.

La population et la sécurité sociale

Dans l’ancien Tibet, la croissance de la population était très faible, et il n’existait aucune sécurité sociale. Durant plus de 200 ans, jusque dans les années 1950, la population a plafonné a 1 million. En 1953, le gouvernement local du Tibet déclara une population d’1 million de personnes, soit une augmentation de 58 000 personnes en 200 ans. Selon la supputation des documents, des enquêtes par sondage de ces dernières années, la population de la région autonome du Tibet fin 2007 était de 2 841 500, soit une augmentation nette de 31 5000 personnes par rapport à 2006. La population tibétaine a doublé depuis qu’elle est devenue région autonome. Actuellement plus de 330 000 citadins ont cotisé à la sécurité sociale.

L’éducation

L’ancien Tibet ne possédait aucune école au sens moderne. Le taux de scolarisation des enfants était inférieur à 2% et celui des adultes analphabètes s’élevait à 95%. Tous les 73 districts de cette région ont aujourd’hui achevé la « généralisation de la scolarité obligatoire de six années », qui couvre 100% de la population. 63 districts sont conformes aux normes nationales de la généralisation de la scolarité obligatoire de neuf années et de l’alphabétisation chez les adultes, 90,2% de la population bénéficient d’une scolarité obligatoire de neuf années pour laquelle le niveau a été augmenté. Les taux de scolarisation sont de 98,2% pour l’école primaire, de 90,7% pour l’école secondaire au premier cycle, de 40,96% pour le secondaire du deuxième cycle et de 17,4% pour l’enseignement supérieur. Le taux d’analphabétisme des adultes est tombé à 4,76%.

Les conditions de vie

Selon les statistiques du gouvernement de l’ancien Tibet, en 1950, environ 90% de la population tibétaine ne possédait pas son propre logement. Aujourd’hui à défaut de quelques régions pastorales, tous les foyers tibétains possèdent un logement fixe. La construction de logements économiques et fonctionnels destinés aux agriculteurs et aux pasteurs pour améliorer leur condition de logement a été mise en vigueur en 2006. 114 000 foyers, soit 570 000 agriculteurs et pasteurs ont ainsi emménagé dans leur nouveau logement. En 2007 le revenu annuel moyen des agriculteurs et des pasteurs tibétains a dépassé 2788 yuans et celui des citadins 11 131 yuans. Selon les statistiques de l’année 2006, les véhicules civils sont au nombre de 143 900, soit une augmentation de 35,2% par rapport à la fin 2005. Une personne sur 20 possède un véhicule.

Le développement économique et social

L’industrialisation de l’ancien Tibet était inexistante, et l’agriculture se développait lentement. En 2007, le Tibet avait une superficie de cultures céréalières de 171 770 ha, soit une augmentation de 110 ha par rapport à 2006 ; la valeur ajoutée industrielle pour l’année était de 2,571 milliards de yuans, soit une augmentation de 17,1% par rapport à 2006. Le Tibet a accueilli 4,02 millions de touristes en 2006, soit une augmentation de 60% par rapport à 2005. Le revenu touristique était de 4,8 milliards de yuans, soit une augmentation de 73,3% équivalent à 14,2% du PIB régional, et une croissance annuelle de 4,6 points.

Le transport, la poste et les télécommunications

L’ancien Tibet ne possédait aucune route. En 2007, le réseau routier était de 48 611 km soit une augmentation de 3798 km par rapport à l’année précédente. Il n’y avait pas de réseau de télécommunication moderne dans l’ancien Tibet. Fin 2007, le nombre des abonnés au téléphone fixe et mobile était de 1 442 900, soit une augmentation annuelle de 155 200, soit 52 téléphones pour 100 habitants.

Les droits démocratiques

En 1961, l’élection générale qui n’avait jamais pu être réalisée fut mise à exécution dans toutes les régions du Tibet. Les serfs et les esclaves obtinrent pour la première fois le droit à la maitrise de leur destin. Depuis la fondation de la région autonome du Tibet en 1965, les Tibétains jouissent du droit d’élire et d’être élu accordé par la Constitution et les lois. Les cadres tibétains et des autres ethnies minoritaires sont majoritaires parmi les cadres de la Région autonome du Tibet. Selon les statistiques des établissements de l’organisation et des affaires du personnel de la Région autonome du Tibet, fin 2006, le Tibet comptait 62 211 cadres tibétains et des autres ethnies minoritaires, soit 69,36% des cadres ; 32 987 techniciens professionnels tibétains et des autres ethnies minoritaires soit 74,39%.

La culture

L’Etat a investi une somme totale de plus de 700 millions de yuans pour la protection des reliques au Tibet. Plus de 1400 endroits religieux ont été réparés et ouverts ; à partir de 2008, 570 millions de yuans seront investi pour la réparation de 22 édifices anciens. Actuellement cette région compte plus de 4 000 travailleurs dans de nombreux domaines culturels et artistiques avec 90% de Tibétains. Une nombreuse et jeune élite en art apparaît.

4 - Le Dalai Lama ridicule, selon The Guardian

Le site web du journal britannique The Guardian a publié le 29 mai 2008 un article intitulé "A bas le Dalai Lama". En voici de larges extraits :

Y a-t-il une figure politique aussi ridicule que le Dalai Lama? C'est un "humble moine" qui renonce aux intérêts laïques et mène une vie simple, en portant une robe marron. Mais en 1992, il est devenu un rédacteur spécial du périodique français"French Vogue", la bible de la classe décadente à la recherche de la dernière mode.

Il se prétend la réincarnation de Grand Bouddha vivant qui est exemptée de la "roue de mort et de renaissance". Mais il est connu de tous qu'il est grand ami de célébrités occidentales telles que Richard Gere et Sharon Stone. Celle-ci a une fois présenté le Dalai Lama au cours d'un bal de collecte de fonds, en disant sur un tel ton: "S'il vous plaît, monsieur, s'il vous plait, s'il vous plaît, laissez moi retourner en Chine!"

Le Dalai Lama a dit qu'il désirait l'autonomie et l'indépendance politique tibétaines. Mais il se permet d'être utilisé comme un instrument par des puissances occidentales voulant humilier la Chine. Durant la période comprise entre la fin des années 1950 et 1974, il a reçu de la part de CIA environ 15 000 dollars par mois, soit 180 000 dollars par an. Il est toujours, selon le même reporter, partisan du népotisme, en plaçant ses frères et leurs épouses aux postes importants de son fief en exil à Dharamsala, dans le nord d'Inde.

En apparence, il se pose comme un moine moderne avec des gestes étranges qui aime à rire bêtement. Mais en fait, il est un produit du féodalisme oppressif de l'ancien Tibet où une "élite" des moines bouddhistes traitait les masses populaires comme des serfs et les punissait impitoyablement, pour le moindre "problème". Le Dalai Lama demande la liberté religieuse. Mais il a persécuté des adeptes d'une secte bouddhiste appelée Dorje Shugden. Il a proscrit les prières de Dorje Shugden en 1996 et, ceux qui avaient désobéi à ses assignations ont été privés de leur travail et ne faisaient que vagabonder dans la rue. Leurs demeures ont été détruites par des officiels de son gouvernement en exil. Quand des fidèles se plaignent de leurs traitements, les représentants du Dalai Lama leur ont dit que les "concepts comme la démocratie et la liberté de croyance religieuse sont vides, quand il s'agit du bien-être du Dalai Lama".

Quand Le Dalai Lama a voyagé en Grande-Bretagne, beaucoup de gens lui ont demandé: "Pourquoi Brown ne l'a pas reçu dans la Downing Street? J'ai une question différente: Pourquoi Brown, qui, malgré tous les troubles, demeure encore chef élu d'un parti politique, a-t-il rencontré un moine autoritaire à la recherche de la renommée et qui aime la pomme?

Il est à noter que le Dalai Lama est utilisé comme un bélier (machine de guerre dans l'antiquité) par des gouvernements de pays occidentaux dans leur guerre culturelle contre la Chine. S'il a fait l'objet de flatteries des leaders de certains pays et si la CIA lui fournit encore des fonds, ce n'est pas parce qu'ils se soucient réellement de la liberté au Tibet, mais parce qu'ils veulent intensifier la pression internationale sur leurs nouveaux concurrents sur la scène politique du monde: les Chinois.

Loin d'"aider le Tibet", les serviles adeptes occidentaux du Dalai Lama aident à étouffer le développement d'un mouvement de liberté et de démocratie réelles dans les régions tibétaines. Un auteur du "mouvement d'indépendance tibétaine" prétend que "le rôle du Dalai Lama en tant qu'autorité spirituelle suprême est de maîtriser le processus politique de la démocratisation", car "l'hypothèse selon laquelle il occupe un bon terrain moral du point de vue spirituel signifie que tout défi à son autorité politique peut être interprété comme anti-religieux".

Au moins une raison pour laquelle le Dalai Lama peut se poser comme "l'autorité spirituelle suprême" et le leader suprême tout puissant des Tibétains, est que des éléments influents en occident l'ont autorisé à jouer un tel rôle. En faisant de la sorte, ils deviennent des complices dans l'infantilisation de la population tibétaine.

Sources :

L'article du Quotidien du Peuple en ligne
L'article du Guardian

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